Commémoration de la Journée Internationale de la Prévention des Catastrophes,(JIPC) à Kaya, le vendredi 04 Décembre 2015 . Thème :« La connaissance sauve des vies ».

mardi
8 avril 2014
 


Newsletter


02 BP 5657 Ouagadougou 02
Burkina faso

Tél: +226 25 36 54 41
Mail: contact@reseaumarpbf.org

Heures d’ouverture

8h - 17h

Nos vidéos

Double-cliquez pour afficher la vidéo

Nos liens

| ACCUEIL | | Champ d’action | | Evénéments | | Médiathèque | | Nos partenaires | | Nos rapports | | Nos réalisations |

Wapassi se remet de ses plaies causées par les pluies diluviennes du mois de juillet 2010 :« C’est un message d’encouragement pour nous » dixit Margareta Wahlström :

Lors de son séjour au Burkina Faso, Margareta Wahlström, Représentante spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophes, a effectué, le vendredi 31 janvier dernier, une visite dans le village de Wapassi. Un village situé à plus de 30 km de Kaya, chef-lieu de la région du Centre-Nord. Cette visite entre dans le cadre d’une évaluation de l’état de mise en œuvre du Cadre d’Action de Hyōgo qui arrive à échéance en 2015. Cette visite a été l’occasion pour Margareta Wahlström de s’imprégner des réalisations communautaires en matière de prévention et de réduction de risques de catastrophe, mise en œuvre avec l’appui de Christian Aid et ATAD dans le village de Wapassi.

Au cours de cette tournée, elle a pu visiter un bas-fond rizicole aménagé dans le village sur une superficie de 6 ha grâce au Projet de Renforcement des Capacités de Résilience des populations Victimes des Inondations dans le Centre Nord du Burkina Faso (PRECARVI). Cet espace aménagé permet à 200 personnes de se relever des désastres des inondations. Au total 11 ménages avaient été touchés par les inondations.

A l’issue de cette visite elle a échangé directement avec les communautés sur la place du marché, échange au cours duquel, elle a encouragé les populations en ces termes : « Il est très important pour des gens comme moi, qui travaillons au niveau global, d’être en contact avec les réalités des populations de base comme celles d’ici, qui vivent dans des situations très précaires : sécheresse, pauvreté, inondations ». Les populations dans leurs interventions ont profité pour exposer un certain nombre de problèmes majeurs du village. Entre autres, l’accès à eau, au service de santé et à l’alphabétisation. Madame Margareta dit être consciente des problèmes qui du reste font parties des priorités du cadre d’action de Hyōgo post 2014.
Elle a terminé sa visite par une séance d’échange avec les ONG et autres acteurs de la Société Civile qui ont profité de ce cadre pour faire du plaidoyer en vue du renforcement des actions de Réduction des Risques de Catastrophes au niveau des villages.

Dans son allocution, la représentante de Christian Aid, Madame Aïsséta Kabré a interpellé l’ensemble des acteurs en reprenant le thème de l’atelier mondial sur la résilience au Pays Bas tenu en mars 2013 : « les catastrophes, ne vous en accommodez pas, faites quelque chose ». Elle s’est également réjouie de la présence effective des plus hautes autorités aux côtés de Christian Aid et ses partenaires dans la croisade pour la lutte contre la pauvreté et la construction de communautés plus résilientes.

Visiblement fière de recevoir une invitée de marque dans son village, Sawadogo Pauline n’a pas caché ses sentiments de joie : « Je ne sais pas comment exprimer ma joie pour la venue de la représentante du Secrétaire Général des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophes dans notre village. C’est un acte de soutien moral pour nous. L’appui du projet PRECARVI a été très bénéfique pour notre village, nous avons appris à travers ce projet à faire le maraichage, et à cultiver le riz. Aujourd’hui, nous disposons de riz pour la consommation et même pour la commercialisation, tout cela est à mettre au compte du projet. Notre problème majeur actuellement est lié à la disponibilité de l’eau. Nous avons régulièrement des problèmes d’eau dans le village surtout en saison sèche. Nous n’avons pas de forage ni de barrage ». Toute chose qui interpelle la Secrétaire Générale sur la nécessité d’inscrire ces doléances dans le Cadre d’Action de Hyōgo post-2015

Adama Gnanou, Chargé de communication et du plaidoyer Réseau MARP-Burkina