Commémoration de la Journée Internationale de la Prévention des Catastrophes,(JIPC) à Kaya, le vendredi 04 Décembre 2015 . Thème :« La connaissance sauve des vies ».

mercredi
30 octobre 2013
 


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Renforcement de la sécurité alimentaire et de la gestion des ressources en eau : le projet DGIS pour booster l’économie rurale.

Le Réseau MARP-Burkina a organisé en collaboration avec World Agroforestry Centre (ICRAF), un atelier de planification du «  projet DGIS : Programme régional sahel et dans la corne de l’Afrique, renforcement de la sécurité alimentaire et la gestion des ressources en eau pour le Développement économique et rural ». Les acteurs dudit projet se sont retrouvés les 23 et 24 Octobre à l’Hôtel Palm Beach de Ouagadougou pour planifier les activités de la première année du projet. L’atelier a connu la participation de plusieurs acteurs issus d’ONG, d’Association, de la recherche scientifiques et des innovations technologiques.

Passer d’une agriculture de subsistance à une agriculture orientée vers le marché, telle est la vision du nouveau « Programme d’amélioration de la sécurité alimentaire et des ressources en eau pour le développement économique des communautés rurales su Sahel et de la corne de l’Afrique  ». Financé par la Direction Générale de la Coopération Internationale (DGIS) du Ministère des affaires étrangères des Pays-Bas à hauteur d’environ 49 461 468 de dollars, c’est un vaste programme quinquennal qui couvre cinq pays d’Afrique dont l’Ethiopie, le Kenya, le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Dans ces pays, le programme cible les régions semi-arides où la pluviométrie se situe entre 400 à 800 mm d’eau par an. Au niveau national, le programme couvre 180 villages dans sept provinces dont le Yatenga, le Zondoma, le Passoré, le Sourou, le Sanguié, le Bam et la province du Seno.

Coordonné par World Agroforestry Centre (ICRAF), le programme a pour objectif principal de renforcer la sécurité alimentaire et hydrique grâce à des interventions liées à la gestion du sol et de l’eau, à la commercialisation de l’économie rurale, ainsi qu’à l’appui institutionnel et au renforcement de capacités en matière de politiques. A cet titre, il ambitionne de favoriser la transition des ménages ruraux d’une situation d’agriculture de subsistance et de dépendance de l’aide alimentaire d’urgence à un développement rural durable en augmentant la sécurité alimentaire et les ressources en eau, l’accès aux marchés et en rendant plus performante l’économie locale pour le bénéfice des différentes catégories de producteurs.

Le Réseau MARP-Burkina à qui échoit la tâche de la coordination au Burkina, devra tout mettre en œuvre pour atteindre les résultats escomptés surtout dans les zones d’étude. Entre autres, il est attendu au niveau national, d’ici la fin du projet en 2018, 100.000 ha hectares de terres réhabilitées, une augmentation de la productivité de l’eau de 30%, l’amélioration du niveau de vie d’environ 14.000 producteurs (hommes et femmes) dans les 180 villages d’intervention du projet.

Monsieur Mathieu OUEDRAOGO Président du Réseau MARP-Burkina, a dans son mot de bienvenue aux participants, a laissé attendre que
« la présente rencontre est l’occasion pour tous de prendre connaissance du contenu du programme et surtout de planifier les actions à mettre en œuvre pour les mois à venir  ». Il les a par ailleurs invités pour la planification des actions, à proposer des actions efficientes sur le terrain.

Monsieur Antoine Kalinganiré, coordonateur de ICRAF a dans son mot d’ouverture, salué l’excellence de la coopération scientifique entre son institution et le Burkina Faso qui selon lui date de plus de 25 ans. Il a en outre remercié le gouvernement du Pays-Bas pour son soutien financier à ce projet. Il a nourri l’espoir que les résultats de ce projet incitent davantage la coopération Néerlandaise à continuer à soutenir les actions au niveau local pour améliorer les conditions de vie de milliers de producteurs. Il a par ailleurs rappelé l’approche d’intervention du projet qui est une approche ascendante basée sur le partenariat ONG-producteurs-services techniques-recherche-décideurs.

Cet atelier de planification a servi de cadre de partage d’expériences entre les différents acteurs pour définir ensemble les activités pertinentes et réalistes. Dans les prochains jours, il est attendu la formation d’une plateforme d’acteurs pour accompagner la mise en œuvre du projet et pour renforcer la culture du travail en partenariat entre acteurs du développement rural au Burkina Faso.

Adama Gnanou