Commémoration de la Journée Internationale de la Prévention des Catastrophes,(JIPC) à Kaya, le vendredi 04 Décembre 2015 . Thème :« La connaissance sauve des vies ».

lundi
8 avril 2013
 


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Gestion durable des terres et règlement des conflits fonciers au Burkina Faso : Un Plan national de formation bientôt disponible.

Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme National de Partenariat pour la Gestion Durable des Terres (CPP), le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable a commandité en 2011 une étude dont l’objectif général était d’élaborer un plan national de formation en gestion durable des terres et de règlement des conflits liés au foncier au Burkina Faso. Les 04 et 05 Avril 2013, les acteurs intervenants dans la gestion durable des terres se sont retrouvés en atelier national, dans la salle de conférence n°6 de l’Hôtel Palm Beach à Ouagadougou, pour valider les résultats de l’étude. La cérémonie était présidée par le Secrétaire Général du Ministre de l’Environnement du Développement Durable ; M. Sambou COULIBALY. Il avait à ses côtés Monsieur Rasmané OUEDRAOGO, chef de la division des politiques Environnementales (DPE) au Secrétariat Permanent du Conseil National pour l’Environnement et le Développement Durable (SP/CONEDD) (à sa gauche) , et Monsieur Oumar N’DIAYE, Chargé de Programme au PNUD, (à sa droite).

Dans son discours d’ouverture, Monsieur le Secrétaire Général a situé l’importance de cet atelier dans un contexte où le Burkina Faso fait face à une évolution inquiétante de la dégradation de ses terres. Il a ensuite relevé la pertinence de l’initiative d’élaboration d’un Plan de formation en Gestion Durable des Terres dont la mise en œuvre contribuera au renforcement des capacités en GDT des personnes-ressources des structures étatiques, des organisations de la société civile, des collectivités territoriales, ainsi que les membres des cadres de concertation directement impliquées dans la gestion durable des terres et le règlement des conflits liés au foncier.

Un document de 160 pages, reparti en deux thématiques à savoir la Gestion Durable des Terres et le règlement des conflits liés au foncier ; voilà en substance le document qui a fait l’objet d’amendement et de validation par les soixante-dix (70) participants représentants de départements ministériels, de régions et communes, d’Organisations de la Société Civile, de Partenaires Techniques et Financiers, des projets et programmes de développement. D’emblée l’équipe de consultants a présenté un rapport synthèse du déroulement des activités.

l’équipe de consultants. De la gauche vers la droite, nous avons : M.OUATTARA Jean Marie ; juriste/ magistrat ; Dr Fidèle Hien forestier et agronome ; et M. OUEDRAOGO Ali Agronome.

Sur un échantillon de 105 structures ciblées au niveau national, seulement 30% ont rempli et faire retourner les fiches. Un taux jugé faible par les participants au regard de l’envergure de l’étude, mais qui selon les consultants, se justifie par la méthodologie de collecte de données sur le terrain. En effet selon Fidèle Hien, pour des problèmes de ressources financières les consultants n’ont pas pu effectuer le déplacement vers les cibles pour la collecte de données. Dans la méthodologie, l’enquête a donc été menée à distance. Un questionnaire a été mis à la disposition des cibles et à eux la charge de le remplir et le faire retourner. Ce qui selon eux a joué sur le taux d’administration et de renvoie des fiches d’enquête. Cependant si les consultants reconnaissent que la question de la légitimité des résultats pourrait se poser au regard du taux de réaction des enquêtés ; ils affirment néanmoins que « cela n’entache en rien la qualité ni la légitimité des résultats, au regard de la pertinence de la problématique traitée », a déclaré Fidèle HIEN.
Mais ce qu’il faut retenir de ce plan, est que c’est un plan de formation assez ambitieux dont l’horizon temporaire n’a pas été clairement définit et qui nécessite d’important moyens tant matériels, humains que financiers, pour sa mise en œuvre. Dans sa stratégie de mise en œuvre le plan prévoit trois niveaux de formation en comptant sur les relais.
-  Le premier niveau concernera les départements ministériels, notamment les trois ministères en charge du développement rural : l’Agriculture, l’Environnement, et les Ressources Animales et halieutiques ;
-  Le second niveau de formation concernera le niveau régional et prendra en compte les gouverneurs, les haut commissaires, les préfets et enfin ;
-  Le troisième niveau de formation se fera au profit des collectivités locales à travers des ateliers communaux qui regrouperont les communes par équipe.

On note aussi que les formations seront assurées par un pools de formateurs formés pour la circonstance et les bénéficiaires seront les structures étatiques, des collectivités territoriales et des organisations de la société civile, tant au niveau central que décentralisé.
Le coût global des formations sur l’ensemble des deux thématiques est estimé à 2 milliards de franc CFA ; dont 1 milliard 4 cent 32 millions pour le volet gestion durable des ressources naturelle et 514 millions de franc CFA pour le volet règlement des conflits fonciers. Pour le financement de cet ambitieux plan de formation, le CPP compte s’appuyer sur les ressources disponibles dans les programmes et projet de développement, tant au niveau des structures étatiques qu’au niveau des OSC, notamment sur les lignes budgétaires destinées au volet renforcement de capacités.

Aux termes des amendements qui ont été apportés sur l’ensemble du document pendant ces deux jours de travaux, les consultants devront les intégrer dans un bref délai et transmettre de document final au CPP pour sa phase de mise en œuvre.

« Quelques chiffres de l’enquête »

105 structures consultées sur l’ensemble du territoire national et se compose comme suit :
- 12 organisations communautaires traditionnelles et religieuses ;
- 31 Organisations paysannes ;
- 09 Organisations de la société civile ;
- 16 collectivités territoriales ;
- 37 démembrements de l’Etat ;

Statistique du remplissage des fiches par groupe cible

- Chefs coutumiers 1/ 4 personnes ;
- Ministère de Agriculture et de la Sécurité Alimentaire ; 2/8 personnes ;
- Maires des collectivités locales 1/10 maires ;
- Ministère de l’Environnement et du Développement Durable 5/9 personnes ;
- Ministère des Ressources Animales et Halieutiques 2/9 personnes ;
- Les présidents des conseils régionaux ; 1/6 ; et M. Fidèle HIEN de conclure « C’est vraiment décevant » ;

Adama GNANOU