Commémoration de la Journée Internationale de la Prévention des Catastrophes,(JIPC) à Kaya, le vendredi 04 Décembre 2015 . Thème :« La connaissance sauve des vies ».

mercredi
16 novembre 2011
 


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La microdose : une technologie agricole qui suscite beaucoup d’espoir chez les producteurs et productrices du Burkina Faso


Dans le processus de la vulgarisation de la technologie microdose, enclenché depuis 2009 dans les provinces du Nahouri et de l’Oubritenga, le Réseau MARP Burkina réalise chaque année, des activités de communication et de sensibilisation appelées « Visites commentées », au profit des paysans producteurs. Pour la campagne 2011-2012, l’honneur est revenu à la commune de Pô pour le lancement des activités. Une foule nombreuse a répondu à l’appel du Réseau MARP-Burkina. La cérémonie était Présidée par M.Mathieu Ouédraogo, Président du Réseau MARP-Burkina.

Créer un cadre d’échange d’expérience et de partage avec les producteurs sur la technologie de la microdose, tel est l’objectif des visites commentées qu’a organisé le Réseau MARP-Burkina dans ses zones d’intervention. A cette occasion, plusieurs champs écoles, vitrines, et champs de démonstrations ont pu être visités.


Le top départ des activités a été donné aux environs de 9H dans le champ vitrine de Atiou Marcel dans le village de Fania à une dizaine de kilomètre de Pô. Après avoir souhaité la bienvenue aux producteurs et productrices qui ont pu faire le déplacement, le Président du Réseau MARP-Burkina, M.Mathieu Ouédraogo, les a signifié que ces visites sont un cadre d’échange avec les producteurs, les animateurs et les agents d’encadrement sur la technologie de la microdose ; ses forces, ses faiblesses et les facteurs de réussites. Pendant une semaine de tournée dans les deux provinces, à travers les parcelles de démonstration et autres champs vitrines, les producteurs ont pu voir et entendre des témoignages des autres producteurs qui se sont engagés à appliquer la technologie. L’équipe de technicien composée de l’INERA, d’agents techniques d’agriculture, et des animateurs endogènes a pu donner aussi des réponses aux inquiétudes des vaillants producteurs.

La visite s’est effectuée en deux phases :
-  Une phase de visite des champs vitrines, démonstration et champs écoles ;
-  Une phase des questions réponses
Une tournée à l’intérieur des champs a permis aux producteurs invités de se faire une idée de la différence qui existe entre la microdose et la dose vulgarisée.
Une semaine durant, les producteurs et productrices du Nahouri et de l’Oubritenga ont pu témoigner de leur pleine confiance et entière satisfaction de l’application de la microdose dans leurs champs.


Le taux de participation moyen était de 60% ; toute chose qui dénote de l’intérêt accordé à ces activités par les paysans. On note surtout une forte mobilisation des femmes pour ces activités de sensibilisation.

A cette occasion nous avons donné la parole aux producteurs qui ont fait des témoignages à chaud sur la microdose et sur l’esprit des visites commentées.


Kasigabou KAWALA : Responsable du groupement féminin de Doungo, commune de Pô, province du Nahouri
« Au début nous étions 13 femmes à avoir bénéficiées de la formation en technologie microdose. Aujourd’hui elles sont nombreuses à s’intéresser à cette technologie. Mon souhait est que l’on puisse étendre la formation aux autres femmes de la province surtout celles qui n’ont pas bénéficié cette année car, il faut que l’on sache que les hommes passent mais la technologie reste. Nous avons le devoir de la transmettre à nos enfants afin que demain cette technologie puisse se pérenniser. Avec l’expérience que j’ai acquise cette année je suis prête à former d’autres personnes en microdose ».


SAWADOGO B.Salif producteur de Lombila, province de l’Oubritenga.
« Cette année j’ai bénéficié de semences et d’engrais, je suis prête à payer moi-même les intrants agricoles et appliquer la microdose l’année prochaine, car j’ai vu ses nombreux avantages. Je souhaite qu’on puisse étendre la formation à celles qui n’ont pas pu bénéficier cette année. Nous encourageons les chercheurs dans leur travaux afin qu’ils puissent poursuivre et découvrir d’autres variétés améliorées ».


ATIOU Marcelle : producteur du village de Fania, commune de Pô province du Nahouri
« Je n’ai jamais récolté de maïs comme cette année. Malgré une saison de pluie capricieuse, j’ai pu récolter 2 Tonnes à l’hectare, et cela c’est grâce à la microdose. Vous pouvez le constater vous-mêmes. J’invite vraiment les autres producteurs à appliquer cette technologie car elle est efficace. Certains évoquent le problème de temps que peut prendre la semis de l’engrais. Pour moi, vu les bénéfices que nous procure cette technologie, ces difficultés deviennent en même temps des solutions, donc je ne vois pas en quoi il ya des difficultés. J’ai tiré beaucoup de leçons. Que Dieu nous donne longue vie et vous verrez l’année prochaine. »


NION Bouguessin : producteur de Doungo, commune de Pô, province du Nahouri
« Cette année j’ai emblavé 01 hectare de maïs avec la technologie de la microdose. Je n’ai pas bénéficié de semences ni d’intrants. Ma chance est que j’ai participé à la formation du groupement féminin de Doungo. A près cette formation je n’ai plus attendu, je suis allé moi-même acheter mon engrais et mes intrants au marché de Pô. Je suis venu voir l’animateur endogène pour avoir d’autres renseignements sur les écartements entre les lignes et les poquets. C’est après tout cela que je suis allé semer. Pendant que les autres faisaient des quarts ¼ et des demi ½ hectares, moi j’ai emblavé 01 hectare sans hésiter. J’ai appliqué la microdose à la semis et aujourd’hui je suis devenu un paysan modèle dans le village. Beaucoup de personnes venaient ici voir mon champ et me posaient les questions. J’aurai du mal à comprendre un paysan de Doungo qui ne pratiquera pas la microdose l’année prochaine. Tout ce que nous demandons c’est la disponibilité des intrants. Nous sommes prêts à payer avec nos propres moyens. »


Diabouagou Loubyiré
« Je n’ai pas de secret. Mon seul secret cette année est que j’ai appliqué la microdose et j’ai aussi respecté les conseils que les animateurs m’ont donné à propos du dosage des engrais à appliquer sur mes plants. Ce n’est pas du tout compliqué mais nous ne savions pas cela !!! Je demande à ce que le Réseau MARP nous accompagne même si le projet venait à prendre fin un jour, pour former d’avantage de paysans dans le Nahouri et j’invite tous les producteurs à appliquer à 100% la microdose la saison prochaine ».

Démarrées le Jeudi 27 Octobre 2011, les visites commentées dans la province du Nahouri ont pris fin le Vendredi 04 Novembre 2011 à Absouya dans la province de l’Oubritenga.

« En off » nous avons pu capturer quelques images de conservation traditionnelle de céréales en pays Kasséna. Cette technique de conservation qui date de plusieurs siècle permet, selon eux, de sécher les grains dans de bonnes conditions ; ce qui accroit le taux de germination pour la campagne prochaine.

Adama Gnanou