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10 octobre 2016
 


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La culture du soja et du maïs prend son envol dans la Sissili.

Quatre mois après le démarrage la campagne de production agricole dans la Sissili, les acteurs du projet d’intensification de la production du soja et du maïs dans les provinces de la Sissili et du Nahouri ont réalisé des visites commentées dans certains champs écoles. C’était du 13 au 17 Septembre 2016 où les producteurs, sortis nombreux, ont témoigné de vives voies leur satisfaction de l’appui d’AGRA. Les visites commentées se sont réalisées en partenariat avec les opérateurs de mise en œuvre du projet. Elles ont connu la participation du premier responsable du Réseau MARP-Burkina, Mathieu OUEDRAOGO, ONG porteur du projet et des autorités étatiques de la province. Nous avons recueilli quelques témoignes à l’occasion.

Nessao Iliassa est producteur dans le village de Bia. Il produit habituellement du maïs, du sougho, et des produits oléagineux. A la faveur du projet d’intensification de la production du soja et du maïs dans la Sissili, il a décidé de d’expérimenter cette saison la production du soja. Il s’est alors porté volontaire et cédé un hectare de son champ pour l’implantation des champs écoles. Situé à environ 1 km de la ville, il y a emblavé du Soja sur 0,50 ha, dont 0,25 en microdose et 0,25 en dose vulgarisée. Pour le Maïs, il en fait autant.
Il explique les raisons de son engagement : « L’année passée j’ai participé aux visites commentées à Léo, ce que j’ai vu là-bas ce jour-là m’a beaucoup impressionné. J’ai alors pris l’engagement que cette année j’allais expérimenter aussi la culture du soja et du maïs en microdose dans mon village. Je pense que j’ai fait le bon choix, car aujourd’hui, mon champ se présente très bien et si tout se passe comme prévu, compte récolter 2,5 tonnes de maïs sur les 0,50 ha que j’ai emblavé. Quant au soja, je compte rentrer à la maison avec une (01) tonne ».

Selon Aboubacar Naon, superviseur de APSERN, Nessao Iliassa est un producteur modèle. « En début de saison, il est venu nous voir volontiers et négocier pour qu’il soit retenu comme candidat pour la mise en place des champs écoles. Il s’est engagé à respecter les itinéraires techniques et nous n’avons pas hésité un seul instant à accepter sa demande. Aujourd’hui son champ se passe de commentaires. Le soja et le maïs se présentes très bien et nous espérons qu’il sera satisfait à la fin de la saison ». A-t-il témoigné.

« Sur la parcelle de maïs en microdose, j’ai appliqué 40kg de NPK et 12,5kg d’urée. Quand à dose vulgarisée, j’ai appliqué 48kg de NPK et 16kg d’urée, donc j’ai économisé 8kg de NPK et près de 2 kg d’urée. . J’invite les femmes et les hommes qui sont présents aujourd’hui à en faire autant et ils verront les résultats. L’année passée tout ceux qui ont expérimenté la technique dans les champs école, ont emblavé au moins 1 ha chacun cette année. Moi également je m’engage à cultiver l’année prochaine le soja en microdose sur au moins 1 ha ». Indique M. Nessao Iliassa.

Venues nombreuses à cette visite commentée les femmes se sont dit émerveillées par le résultat à mi-parcours de M. Nessao Iliassa.

Diasso Balkissa, productrice à Bia le confirme.
« Grâce à l’appui du projet, j’ai remarqué que le nombre de producteurs du soja s’est accru dans la province. Au début, nous produisions le soja juste pour faire un peu de Soumbala, et des brochettes, parce qu’on nous a dit qu’il contient beaucoup de vitamines. Mais maintenant, nous avons dépassé ce stade. Nous produisons aujourd’hui le soja pour la commercialiser, parce qu’il nous procure des revenus substantiels. Il y a l’argent dans la production du soja. Grace à la culture du soja, nous arrivons à payer la scolarité de nos enfants grâce et à faire face à d’autres dépenses de la famille. Il faut que les femmes s’engagent pour diversifier leurs sources de revenu. Nous sommes prêtes pour produire le soja car il fait vivre beaucoup de famille. Notre souhait actuellement est d’avoir des bailleurs pour enlever notre production, cela va davantage encourager ceux qui craignent pour l’écoulement à s’engager.
Les visites commentées ont connu la participation du premier responsable du Réseau MARP-Burkina, Mathieu OUEDRAOGO, ONG porteur du projet et des autorités étatiques de la province. Ils donnent leur appréciation de la situation.

Mathieu OUEDRAOGO, Président du Réseau MARP-Burkina  :
« Pour les visites commentées, je remarque que les producteurs sont vraiment motivés à venir participer et apprendre quelque chose. Je remercie tous ceux qui ont pu braver la pluie ce matin à la recherche du savoir. Le Réseau MARP Burkina fait la promotion de la microdose depuis 7 ans. Nous encourageons les producteurs à persévérer dans cette technique car elle est vraiment bénéfique. Ceux qui l’ont expérimenté ont vu les résultats. Il faut également que les producteurs acceptent mettre la main dans la poche pour acheter l’engrais pour leur champ ».

TRAORE Salifou, Préfet de la commune de Bia.
« J’invite la population à suivre l’expérience de Diasso Illiassa. Je témoigne notre adhésion, notre accompagnement et notre soutien à sensibiliser davantage les producteurs à appliquer la microdose.
Aussi avec la microdose, ce n’est plus la taille du champ qui compte, mais le rendement. Les terres de plus en plus ne suffissent plus, donc nous recommandons aux producteurs de mettre l’accent sur l’intensification de la production, plutôt que de faire de grandes superficies et ne pas récolter grand-chose. Nous devrons dépasser le stade où nous produisons uniquement pour manger. Nous devrons produire pour l’autosuffisance alimentaire et aussi pour la commercialisation afin de pouvoir faire face à nos dépenses. J’invite les producteurs à poursuivre dans cette dynamique, car c’est dans la terre que se trouve l’avenir ».