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Réduction des risques de catastrophes au Burkina : le Réseau national de plaidoyer poursuit sa lutte.

Le Réseau national de plaidoyer pour la Réduction des risques de catastrophes (RRC) au Burkina Faso a organisé le jeudi 31 mars 2015 à ouagadougou l’atelier national de plaidoyer pour la Réduction des risques de catastrophes (RRC). Placée sous la présidence du Ministre de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille, madame Laure Zongo/Hien, cet atelier avait pour objectif global de mener des réflexions au niveau national sur les voies et moyens pour assurer une mise en œuvre effective de la loi 12-2014/AN portant prévention et gestion des risques, crises humanitaires et catastrophes au Burkina Faso.

A l’ouverture des travaux, c’est au Coordonnateur du Réseau national de plaidoyer pour la RRC, Mathieu OUEDRAGO, par ailleurs, président du Réseau MARP-Burkina que l’honneur est revenu de prononcer le mot de bienvenue aux participants. A cet effet, il a indiqué que ce Réseau composé de 23 membres est né en 2009. Il a également déclaré qu’il a pour missions de « Informer et conscientiser les communautés, interpeller les décideurs et d’influencer les prises de décisions sur les risques, crises humanitaires et les catastrophes au niveau national ».

Le Coordonnateur s’est par ailleurs réjoui de l’engament du Chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, de faire de la RRC une de ses priorités ; toute chose qui a été matérialisée le 03 novembre 2015 par sa signature du pacte pour la RRC durant sa campagne présidentielle. Du reste, le Coordonnateur a invité les autorités à prendre des mesures urgentes pour une mise en œuvre effective de la loi 12-2014/AN.

Monsieur OUEDRAOGO a tenu à remercier les Partenaires techniques et financiers dont Christian AID, Oxfam, Diakonia, le CONASUR, la DGPC, etc. qui accompagnent le réseau de plaidoyer. Avant de clore ses propos, le Coordonateur Mathieu OUEDRAOGO a invité l’ensemble de ces partenaires à appuyer le Réseau de plaidoyer dans son rôle de veille citoyenne qui entre dans sa troisième phase.
Selon le représentant de l’ONG Christian Aid, Gervais NADEMBEGA, « le Réseau national de plaidoyer pour la RRC se doit d’être félicité » . Pour lui, depuis sa naissance en 2009, le réseau a remporté plusieurs acquis au nombre desquels il y a la signature du pacte pour la RRC par les partis politiques ; l’élaboration de la loi d’orientation 12-2014/AN ; la production d’une version simplifiée de la loi ; sa traduction en mooré, dioula et fufuldé ; etc

Néanmoins, il a estimé qu’il reste encore des défis à relever. C’est pourquoi monsieur NADEMBEGA a invité l’ensemble des partenaires à redoubler d’effort. Aussi, n’a-t-il pas manqué de plaider auprès des structures internationales dont Diakonia et Oxfam afin qu’ils accompagnent davantage le Réseau dans sa mission. Au compte de l’Etat, monsieur NADEMBEGA a plaidé en ces termes : « J’invite madame le ministre à porter notre message en conseil des ministres et au président du Faso afin qu’il respecte son propre engagement ».

Placée sous sa présidence, madame le Ministre de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille, s’est faite représentée par son conseiller technique, monsieur Jean-Baptiste ZOUNGRANA. Selon le représentant du ministre, au cours des dix dernières années, le Burkina Faso a subit plusieurs types de catastrophes naturelles telles que des sécheresses, des inondations et les vents violents. Il a indiqué qu’ « En 2009 par exemple, les inondations ont engendré sur le plan humanitaire 181318 sinistrés et 49 décès ». Il a en outre précisé que cette catastrophe a couté plus de 100 milliards de francs CFA à l’Etat Burkinabè

Au regard de ces conséquences, « l’Etat Burkinabè s’engage à intégrer la prévention et la gestion de tous les types de catastrophes dans le nouveau référentiel de développement qui est la Politique nationale du développement économique et sociale (PNDES). » a-t-il annoncé. Tout en encourageant le Réseau de plaidoyer, monsieur ZOUNGRANA a au nom du ministre invité l’ensemble des participants à faire des propositions concrètes qui permettront d’avancer en matière de RRC.
Créé en 2009, le Réseau national de plaidoyer pour la Réduction des risques de catastrophes est composé de 23 organisations de la société civile. A l’issue des travaux de cet atelier, le Réseau compte poursuivre sa lutte au cours des trois années à venir. Pour y parvenir, il compte sur l’engagement de l’ensemble des acteurs.

Le Réseau MARP-Burkina