jeudi
3 mars 2016
 


Newsletter


02 BP 5657 Ouagadougou 02
Burkina faso

Tél: +226 25 36 54 41
Mail: contact@reseaumarpbf.org

Heures d’ouverture

8h - 17h

Nos vidéos



Double-cliquez pour afficher la vidéo

Nos liens

| ACCUEIL | | Qui sommes-nous ? | | Nos réalisations | | Zones d’intervention | | Nos rapports | | Nos partenaires | | Notre équipe |

Formation de formateurs sur le compostage dans la province de la Sissili et le Nahouri

Comment produire de la fumure organique à moindre coût ? Des producteurs de la Sissili et du Nahouri ont la réponse à cette question depuis Février 2016. Et pour cause, une soixantaine d’entre eux ont bénéficié d’une formation en technique de production du compost en tas. Ce choix a été guidé au regard du coût et de sa facilité de préparation ; nous dit Yakouba KABORE, chef ZAT de la province de la Sissili.

Contribuer à accroitre les rendements des champs et diminuer l’utilisation des engrais chimiques tel est l’objectif de la formation dispensée aux producteurs et productrices du Nahouri et de la Sissili. Cette formation entre dans le cadre la mise en œuvre du projet d’intensification de la production du soja et du maïs dans les deux (02) provinces suscitées, sur financement de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA).
« Dans le Nahouri comme dans la Sissili, les producteurs manquent de moyen pour payer l’engrais et pourtant les sols sont pauvres, les pluies sont rares et capricieuses ». Ce cri de cœur de NAPON Abdoul Aziz producteur à Léo dans la province de la Sissili, dénote toute la nécessité de former les producteurs sur la production du compost qui est excellent fertilisant organique pour les productions agricoles. Cette formation avait pour but donc d’outiller les producteurs et productrices de connaissances nécessaires, afin qu’ils soient à même de produire la matière organique à moindre coût pour leur champ. Le but final rechercher demeure l’accroissement des rendements du soja et du maïs, qui jusque là sont en deçà des attentes des producteurs ; entre 1 à 1,5 tonnes l’hectare pour le soja et 2,5 à 8 tonnes l’hectare selon la variété du maïs.
Organisée par le Réseau MARP en partenariat avec les opérateurs de mise en œuvre du projet, cette formation a bénéficié directement à soixante-cinq (65) producteurs et productrices de la Sissili et du Nahouri.
Pour certains, bien vrai que c’est la deuxième fois qu’ils prennent part à ce type de formation, cependant ils ont découvert une autre façon de produire le compost, surtout à moindre coût. « J’ai déjà produit la fumure organique, mais c’était avec le compost plus. Je ne savais pas qu’à la place du compost plus, on pouvait aussi utiliser la bouse de vache qui joue le même rôle que le compost plus ». c’est à dire l’activeur Ndlr. Confie ZIBA Kalizèta, productrice à Léo.
« Auparavant, les gens produisaient la fumure organique avec seulement la bouse de vache, parce qu’ils ignoraient que l’on pouvait le faire avec la biomasse. Mais avec cette formation nous savons qu’il y a d’autre possibilités de fabriquer le compost et même à moindre coût ». S’exclame Dramane Nignan, un autre producteurs dans la commune de Niabouri, dans la province de la SissiLi.
À la fin de la formation, tout laisse à croire que les producteurs ont bien assimilé ce qu’on leur a appris. C’est du moins, ce que sous-entend les propos de Yacouba KABORE ; ingénieur agronome et chef de Service provincial de la Promotion de l’Économie Rurale  : formateurs principal à sur le compostage en tas à Léo. « J’ai été impressionné par l’engagement des producteurs pendants la formation. C’est rare de voir les producteurs assidus à une formation étalée sur deux (02) à trois (03) jours. Les gens ont posé beaucoup de questions de compréhension. Cela me rassure qu’ils ont assimilé les conseils et les techniques qu’on leur a apprises. Nous voulons à travers cette formation avoir des producteurs modèles pour les autres. Et comme c’est nous qui les accompagnons tous les jours, je pense que nous allons y arriver ».
En rappel, le projet d’intensification de la production du soja et du maïs dans la province de la Sissili et du Nahouri est un projet financé par l’Alliance pour une révolution verte en Afrique AGRA, mise en œuvre depuis 2014 au Burkina Faso par le Réseau MARP-Burkina à travers les organisations locales que sont, LAVODEC, Gonati, Association Wendpanga, Fédération Luguzéna dans la province du Nahouri, et la Fédération Nian-Zwé, Agrotec-dev, et APSERN dans la province de la Sissili.

Réseau Burkina